samedi 31 juillet 2010

Pour le plaisir



À 2'20", juste pour les quelques instants où l'on voit Marion Jones se concentrer. Que c'est beau l'athlétisme !

lundi 26 juillet 2010

Et votre ami, c'est Beethoven ?


Otto Klemperer parcourait les rues de New York en compagnie de Mendelssohn, le patron des disques Vox. Il lui parlait de ses enregistrements des symphonies de Beethoven que son ami ne connaissait pas et, désirant passer de la théorie à la pratique, il l’entraîna dans un magasin de disques.

« Avez-vous un enregistrement des symphonies de Beethoven ?
– Oui, avec quel chef d’orchestre ?
– Avec Otto Klemperer.
– Désolé, nous n’avons pas Klemperer, mais nous avons Bruno Walter.
– Non, je voudrais Klemperer.
– Après vérification, je ne le trouve vraiment pas. Mais nous avons Karajan, ou, si vous préférez, Toscanini.
– Non, je veux vraiment Klemperer.
– Pourquoi tenez-vous tant à Klemperer ?
– Mais, parce que je suis Klemperer !
– Et votre ami, c’est Beethoven ???
– Non, c’est Mendelssohn ! »

vendredi 23 juillet 2010

La Noce (ricochets dans la nuit)


Avis de tempête force douze !

Chez Georges, on a eu une descente d'Innnocents depuis deux jours ! Terrifiant ! J'avais fermé les volets, les fenêtres, les portes, les chatières, les conduits d'aération, Luna était privée de sortie, elle faisait ses besoins dans la baignoire, j'avais débranché le téléphone, coupé le disjoncteur, mis la Boîte-à-Vie dans le four à micro-ondes que j'avais entouré de papier d'aluminium, tout mon coton hydrophile y est passé, sous les portes, derrière les volets. Rien à faire, ça rentrait quand-même. On a vécu dans le noir pendant 48 heures, je n'ai pas ouvert la porte du frigo, je respirai à peine, j'ai décroché tous les tableaux. J'avais sorti tous mes crucifix, je me frottais la figure d'ail et la plante des pieds de safran. Ils étaient là tout de même ! Je me console en me disant que ç'aurait été pire si je n'avais pas pris mes dispositions. On les entendait chuchoter, je reconnaissais bien quelques mots, quelques intonations, mais je ne voulais pas en savoir trop. À certains moments les cordes graves du piano se mettaient en vibration sympa ; je dois dire que ça m'a beaucoup troublé. Comme je n'avais plus de coton j'ai utilisé le papier toilette, les couvertures et même les foulards de Tante Glyne. Luna et moi nous enroulions dans les tapis et nous terrions sous le piano. Mes cheveux ont blanchi et j'ai perdu deux kilos. Rien qu'hier, 395 Innnocents sont entrés ici, je ne sais pas si ça vous dit quelque chose… Les choses ont commencé à se calmer dans la matinée, et je pense qu'on va revenir à la normale d'ici ce soir si la tendance se confirme. Il va sans dire que nous allons revoir toutes les procédures de sécurité et tous les protocoles d'urgence. Je ne crois pas qu'on survive deux fois à une telle expérience.

Quand on pense qu'il aura suffi d'un mégot mal éteint d'un certain Francis M. pour déclencher pareil grabuge, on se dit que la prochaine fois on y réfléchira à deux fois avant de parler de la guerre.

Papa me disait toujours : Pour vivre cachés, vivons heureux. Je vais être très heureux dans les semaines qui viennent.

jeudi 22 juillet 2010

Rediffusion gratuite (ou comment emballer fillette)

Pour ceux qui auraient manqué un épigode, Georges vous offre celui dit du Théorème de Popper-Clitoris.

lundi 19 juillet 2010

mercredi 14 juillet 2010

Apocalypse


La plus grande déception d'Internet vient finalement du fait qu'il est facile de se rendre compte que les belles filles sont légion. On croyait jusqu'à présent qu'une belle femme était quelque chose de rare, et même d'exceptionnel, mais ce foutu réseau nous prouve tous les jours le contraire. C'est affreux. On a vraiment l'impression d'une conspiration. Je me souviens de ma jeunesse, où il n'y avait qu'une seule belle fille dans toute la ville. L'été, on arpentait les rues dans l'espoir de seulement la rencontrer. On a du mal à croire que c'est possible, n'est-ce pas ! La beauté féminine était une expérience presque traumatisante, un événement, au sens propre. C'est devenu banal. On m'aurait dit que la beauté pouvait se démocratiser que je ne l'aurais pas cru…

Il faudra bien se résoudre un jour à réaliser que la démocratie est une catastrophe. Pour l'art, pour la culture, pour la civilisation, pour la nourriture, pour le goût, pour l'écologie, pour la musique, et même pour ce bien précieux entre tous, les femmes.

dimanche 4 juillet 2010

Livre de comptes


Le football, la-prière, le-cochon, l'alcool, les blogs, l'iPhone, les hurlements, le bruit, la chaleur, le rap, les gamines vulgaires, Damien Hirst, Jeff Koons, Facebook,,,


Domenico Scarlatti, l'encre, le violon, la lenteur, les poils, les peaux blanches, la belle phrase, le silence, la fraîcheur, la forme sonate, les belles femmes, le vin, Rothko, Peter Eötvös,,,

jeudi 1 juillet 2010

Le cimetière des apocopes (en ville)

Rmation et Alité se sont rendus chez Lescent pour y prendre un p'tit euner. Zy et Lène étaient déjà là, à se chamailler, regardant un match de ball à la vision. « Mais c'est une vraie strophe ! » dit la maman du cologue, qui étalait les macarons à la fraise sur sa poitrine de mane. « Mon thérapeute est complètement phrène, il veut me persuader que mon ris est à masser, vous vous rendez compte ! Il prétend que je suis sexuelle et que mon problème est d'ordre onaire, le con ! Encore un raste, ce butor. »

Ica s'astique à la meule dans un coin, on l'entend couiner en fa majeur. Cette fille est totalement tionnaire, c'est évident complet. Même sans graphie, ça saute aux yeux. Faut dire aussi qu'avec des parents chanalystes, ça ne laisse pas beaucoup d'autres possibilités. C'est bien dans ses itudes de mettre la main au bourgeon en public, et c'est clair qu'elle est tout sauf thique. Mais en dehors de ça, c'est le genre pleine de principes, quoi. Elle passe le rateur à poil mais elle va à la messe deux fois par semaine ! Il faut toujours qu'elle en fasse des grammes, c'est le genre qui fait du ma, onvadir. Que son frère, là, à part ses entérites à répétition et sa ration aigre, c'est un chou. Citoyen modèle qui lit Télérama, qui écoute Arnaud Parlotte à midi et qui pouffe avec eux à s'en faire péter le plexus. C'est bien pour ça qu'il est sorti vite fait, rapport à Zy qui vient papoter. Plus tard il veut être chutiste virtuel, comme son cousin Mohammed. Il câline son nateur, faut voir ça ! Le meilleur de sa tion, dans la classe d'informatique ! Ses esseurs sont hyper fiers de lui ! Faut toujours mettre l'atisation à donf, dans sa chambre, à cause des puces qui ébulitionnent. Ah, s'ils étaient tous comme lui, c'est sûr qu'on vendrait moins d'aments.