jeudi 15 avril 2010

Rafffe


C'était une super-criminelle, tueuse à gadgets et voleuse de bougies, qui conduisait une voiture amphibie dégonflée de partout et grognait d'une voix hargneuse un thème scrofuleux de Nietzsche, en bulles naines. Je l'adorais pour sa voiture et pour un con surnaturel dont je sentais que je pourrais le limer dans la super-réalité. La voiture n'était qu'anfractuosités luisantes, toute en soie brossée, d'une méchante efficacité. Ses phares projetaient un rayon de nord nucléaire qui changeait les gens en pierres ; au lieu d'essence, le moteur consommait du foutre humain. La sellerie, c'était de la peausserie d'avocats marrons. Du coffre dépassait un piano démembré en bois de citronnier.

— Dieu bénisse les pédés, ça fait des femmes en plus pour ceux qui restent.



vendredi 2 avril 2010